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29 avril 2007

Une critique de Tarquimpol

Voici un extrait de la chronique de Michel Vézina dans le ICI Montréal du 26 avril :

 

 

De tous les titres avalés depuis Noël, Tarquimpol est un de ceux qui me collent le plus à la tête. La plume de Lamothe est toujours difficile à oublier, mais dans cette histoire d’amour utopique et impossible à la fois, elle est d’une dextérité et d’une qualité totalement admirable. Les phrases s’agrippent au cœur, à la peau, pour former autant de petits îlots auxquels on veut s’accrocher pour comprendre la vie, l’amour, la mort…

 

D’une simplicité magnifique, l’histoire de ce chercheur épris de l’œuvre et de la vie de Franz Kafka accroche et touche. La langue est à la fois désarmante et envoûtante : le narrateur s’adressant à lui-même à la deuxième personne du singulier n’est rien moins qu’un tour de force qui confère au texte la plus grande part de son impression de mystère. La force de son questionnement, tant en ce qui concerne l’univers de Kafka que les grandes questions qu’il se pose quant à la manière d’aimer, ne nous quitte jamais d’une semelle, d’un bout à l’autre de ce roman exquis.

 

Est-il possible d’aimer de manière non-exclusive et non-restrictive ? Sommes-nous contraints à un modèle prescrit ? Notre manière d’envisager nos rapports amoureux n’est-elle plus adaptée à notre monde moderne ? Tarquimpol, avec sa finale tout à fait déroutante, pose la question en nous entraînant avec souplesse et efficacité dans la vie de ce narrateur d’une douceur et d’une intelligence rare, capable de poser sur sa propre vie un regard franchement étonnant de lucidité et de liberté.

23:32 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0)

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