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30 janvier 2009

Métarevers - Ce qu'on en dit...

 

Par Jean-Philippe Bergeron, ICI-Montréal, 29 janvier 2009:

 

Huitième ouvrage de Serge Lamothe, après la publication en 2007 de l’excellent Tarquimpol, ce Métarevers fait oeuvre à part dans le parcours de l’auteur. Il nous présente le personnage de Bernard Coste, dit le Gros, sorte de croisement entre le Béru de San Antonio et ces personnages atypiques qui faisaient le bonheur des livres du regretté et trop méconnu Pierre Siniac. Ici, le Gros voit son séjour idyllique à Propriano, en Corse, bouleversé par la disparition de Julien, frère de la belle Sylvie, «une bombe sexuelle, moitié baba cool, moitié punk et artiste sur les bords».

 

Entre les repas gargantuesques et les libations, le Gros devra se charger d’enquêter sur cette disparition. Se croiseront des mafieux déguisés en militants du Front National de Libération de la Corse (ou l’inverse), des avatars évoluant dans l’univers virtuel de «Grab a life», un cuistot pas si net, une Mama inquiète, des personnages au sexe incertain, un inspecteur... On tire un fil et c’est toute une pelote qui se déroule. Tout ça est mené tambour battant, et quelques accents rabelaisiens pointent, vous l’aurez deviné. Le style est enjoué, l’intrigue sert de prétexte à une farce bien maîtrisée, le soleil de la Corse plombe et fait un peu tourner la tête.

 

«Quand il a finalement éteint l’ordi, il devait être cinq heures du mat. Un soleil rouge et pas du tout virtuel se levait sur la baie de Propriano. Il a fermé les volets et s’est laissé tomber tout habillé sur le lit, comme chaque fois qu’il était trop stone ou trop saoul pour faire autrement. Ça a fait un bruit sourd et la terre a tremblé, un peu comme si une montagne s’effondrait dans la mer, ou qu’elle s’affalait, cul par-dessus tête.» Ne vous privez pas des excès du Gros et de la langue de Lamothe, car si vous n’y découvrirez pas le secret de l’Univers, vous serez au moins chaudement réconforté !

 

http://www.canoe.com/divertissement/livres/critiques/2009...

 

METAREVERS (Med).jpg

  Vous pouvez aussi lire le commentaire de Tristan Malavoy-Racine sur le site du journal VOIR à l’adresse suivante :

 

http://www.voir.ca/publishing/article.aspx?zone=1&section=10&article=62581

 

   

Serge Lamothe est le pseudonyme de Sergueï Omalov. L’auteur, né à Dallas d’une mère cubaine et d’un père lituanien, ne conserve aucun souvenir de la Guerre froide. Sergueï Omalov a grandi dans les montagnes du Sichuan où l’ont successivement élevé et nourri un chaman communiste, une pianiste au chômage et une famille de pandas. Depuis quelques années, Sergueï Omalov vit, écrit, se défonce et fornique principalement à Montréal, P.Q.